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Galerie Luce Be

Lucette BERARD, LUCE Bè, toujours inspirée, débutât très tôt en Normandie sa carrière de créatrice en imaginant et confectionnant des modèles très originaux de pullover.

Puis migrant vers le sud-ouest vint le temps où elle ouvrit son propre magasin du Bouscat L’Artisanat du Soleil et plus tard pendant la saison d’été un second à Biscarrosse… Soleil Passion… Elle y proposait des produits artisanaux dont ses propres créations et fabrications de colliers, bracelets, boucles d’oreilles, serre-têtes, chapeaux sur lesquels, aussi de sa conception, étaient montées de belles fleurs de soie très colorées qui firent fureur.

Le journal Sud-Ouest alerté par le succès de cette collection et de sa renommée fit paraître un reportage le 10-06-1984.

Par la suite elle effectua, en voiture décorée de fleurs peintes par ses soins, un tour de France où elle fut l’ambassadrice de l’évolution et de la réussite de sa collection. Elle s’était assuré la contribution du mannequin féminin DANY présentant sur elle les créations de Lucette. Elles rencontrèrent un très vif succès aussi rapporté dans les presses locales.

Mais un grave accident de la vie devait interrompre pendant plusieurs années toutes ses belles activités.

L’ayant enfin surmonté ces récentes dernières années, elle a pu exprimer à nouveau, sa joie de vivre retrouvée dans une nouvelle forme d’expression artistique qu’elle découvrait en autodidacte avec passion, la peinture sur toile et bois aussi au début.

Elle y est portée par ses dons naturels mais aussi par une imagination fertile, sa force morale et sa passion de la vie.

Ses créations fortes en couleurs et particulièrement travaillées, elle prépare elle-même les couleurs, et un travail très personnel sur la toile font découvrir une œuvre de plus en plus variée, attachante, expressive, dynamisante, dite à ce jour contemporaine.

Laissez-vous prendre et surprendre par la magie de ses compositions toutes très personnelles où vous découvrirez par vous-même toute la palette de son  talent dans les couleurs et les réflexions suscitées entre autre sur les formes.

Bien évidemment les photos sur ce site vous donnerons une bonne idée des réalisations mais elles ne peuvent en rien refléter le travail effectué sur les toiles avec les reliefs si importants et différents que vous pourriez visualiser sur ses tableaux, ni les formes et couleurs changeantes en fonction de la luminosité et de la direction de la source lumineuse.

Bonne visite…
P.G 22-04-2017

 

Chers visiteurs
J’espère bien vous faire partager mon bonheur retrouvé et ma joie de vivre dans l’imaginaire de mes tableaux.
Puissiez-vous y trouver aussi une part de plaisir.

D’autre part je remercie infiniment Mr Alain VIRCONDELET de me permettre d’afficher son texte m’ayant tant touchée, ci-dessous reproduit.
LUCE Bè

 

PETIT GUIDE de visite

  • La rubrique  GALERIE vous donne accès aux tableaux globalement ou par thèmes.
    N’hésitez pas à cliquer sur celui qui retient votre attention pour l’agrandir seul sur une page et à l’agrandir encore en cliquant sur le petit rectangle en haut à gauche de cette page.
    Cliquez sur X dans le même angle pour revenir sur les thèmes. 
  • La rubrique  NEWS vous informe des dates et lieux d’expositions. 
  • La rubrique CONTACT vous permet de joindre LUCE Bè par mail et éventuellement, si vous avez besoin de voir
    un tableau  pour approfondir votre réflexion, d’obtenir un rendez-vous.

TEXTE d’Alain VIRCONDELET*

L’art, on le sait, est affaire de rencontres.

Quelle étrange intuition me poussa à franchir les portes de la grande salle circulaire du marché de Lerme à Bordeaux tout nouvellement restauré et désormais consacré à la culture ? Et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant parmi d’autres, les toiles de Luce Bè, dont j’ignorais le travail !

Pour moi qui ai consacré tant d’années de ma vie à étudier l’œuvre de la géniale Séraphine de Senlis, je me trouvais soudain dans une situation comparable à celle du mécène Wilhelm Uhde découvrant l’œuvre de sa femme de ménage, Séraphine, dont il ignorait lui aussi le talent ! Eblouissement, surprise, émerveillement, comme si j’entrais soudain dans un autre monde, plus vaste, plus illimité, lieu de jungles imaginaires, d’univers interstellaires, où la couleur dominait, jusqu’à donner le vertige.

J’entrais ainsi ce soir-là dans le monde singulier de Luce Bè.

Sa peinture qui défie toutes les règles de l’art, ne recule devant aucun excès, aucune naïveté, elle est un espace offert à ce que le poète Rilke appelait « l’Ouvert ».  Luce Bè s’y est faufilée, elle y a laissé les enseignements ordinaires de la peinture et du dessin, elle y est entrée toute seule, courageusement, défiant toutes les critiques, rejetant tous les obstacles.

Elle est entrée dans cet « Ouvert » et elle s’y est bien sentie, non seulement parce qu’il lui convient mais parce qu’elle sait qu’il est son  univers, que là est son vrai lieu. Et elle le retranscrit d’une pâte très particulière, assez inédite dans la peinture dite brute, singulière, franche, naïve,  comme on voudra

Elle y dépense surtout, outre beaucoup de matière picturale, d’amples énergies, qu’on ressent, qu’on entend même en admirant ses toiles venues d’ailleurs. Car elles résonnent et elles vibrent…

On pourrait parler au sujet de Luce Bè, d’influences médiévales, exotiques, persanes, kitsch, foraines même, mais ce ne serait pas suffisant, car elle peint à l’instinct, car tout vient de très loin, de nuits et de puits très profonds. Quelquefois les fleurs vibrent comme chez Van Gogh, des cerceaux d’or et d’azur roulent comme des cellules folles, l’imaginaire se déploie étendant son manteau de lumière et de couleurs, apparaissant comme pour recouvrir de poésie « la terre des hommes ».

C’est pourquoi il faut prêter attention à Luce Bè : sa peinture réenchante un monde, le nôtre, qui ne fait plus rêver.                                                                          .

Alain Vircondelet

Février 2018                                                                                                                                                                                                                 

*Alain Vircondelet est docteur en histoire de l’art. Universitaire et écrivain, il est l’auteur de nombreux ouvrages traduits dans le monde entier. Spécialiste de l’art naïf et de l’art brut, il a consacré de nombreux ouvrages à Séraphine de Senlis, à Aloïse Corbaz, mais aussi à Balthus, dont il fut l’ami et le confident, et à Picasso, sujet de son dernier ouvrage paru en mars 2018 chez Flammarion et intitulé  Guernica 1937.

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